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Tests salivaires dans les écoles, c’est parti dans le 17 !!!

lundi 1er mars 2021

Le déploiement des tests salivaires dans les écoles est la dernière illustration de l’impréparation du ministère sur la gestion de la crise sanitaire.

Dans le 17, ça commence demain !

Info locale du 1er mars : Les tests salivaires démarrent demain mardi 2 mars dans notre département.

La DSDEN17 et l’ARS souhaitent un développement rapide de ces tests afin de maintenir le taux bas de transmission dans notre département.

Dès demain matin, c’est l’école maternelle d’Angoulins qui essuie les plâtres à grand renfort de médiatisation, cela va de soi... et en présence de Mme la Dasen ! Le laboratoire bio-17 est à la manœuvre pour faire "cracher" les enfants dans les petits tubes...

Vendredi seulement, les collègues, et notamment la directrice de l’école et les atsems, ont dû préparer et transmettre l’info aux familles. Ce lundi, la directrice, avec toute sa bonne volonté, a assuré l’organisation des groupes en préservant le travail des classes, le non brassage des élèves et autres mesures protocolaires sanitaires, mais aussi en respectant la volonté des familles qui ont répondu favorablement ou non à ce test pour leur enfant !

Mais il y a un hic... toujours le même... la décision de ces premiers tests et le choix de la première école du département datent de... vendredi 26 février !!!

Nous nous interrogeons au passage sur le choix de la maternelle alors que la FAQ du ministère parle de test après 6 ans...

l’Éducation Nationale gagne encore une fois le grand prix de la rapidité entre décision et préparation, sans filet mais toujours à grand coup de communication !!!

Merci les enseignant.es dévoué.es pour votre réactivité sans compter au service de notre sécurité à toutes et à tous !

Après cette première expérience, ce sont toutes les écoles du département qui devraient proposer les tests, à raison de plusieurs sites par jour, même si, on l’imagine, cela va demander du personnel formé, des précautions, des espaces spécifiés, de l’information et un peu de temps pour dépouiller les réponses des familles.

Même si chacun comprend qu’on ne peut refuser ces actions permettant de circonscrire, on l’espère, ce virus, nous resterons vigilants pour rester dans nos missions d’enseignement et ne jamais nous substituer aux personnels médicaux !

précédemment...

Mise à jour du 27 février 2021

Lorsque nous l’avons interpellé suite à une première remontée de département, le cabinet du ministère avait démenti dans un premier temps le fait de faire appel aux enseignant-es pour la réalisation des tests pour finalement expliquer plus tard que rien n’est obligatoire et repose sur le volontariat…

Nous avons donc diffusé un communiqué qui dénonce ce nouveau bricolage méprisant du ministère où les PE sont livrés à eux-mêmes pour prévenir la pandémie dans les écoles et pointe le manque d’ambition de cette politique de tests qui reste très loin d’un dépistage massif auprès des élèves comme de l’ensemble des personnels permettant une surveillance épidémiologique des écoles et des établissements scolaires. https://www.snuipp.fr/actualites/posts/tests-salivaires-copie-a-revoir

Concrètement, cette campagne conduit à de nombreuses interrogations sur le plan sanitaire et organisationnel.

En amont, il faudra recueillir l’accord écrit des parents et leur numéro de sécurité sociale, ce qui va reposer pour beaucoup sur les directrices et directeurs et peut poser également question sur la sensibilité des informations transmises, par exemple pour une famille bénéficiaire de la CMU. Comment et combien de temps ces données sont-elles conservées ? Le ministère a-t-il par ailleurs déclaré cet usage à la CNIL ?

Pour la réalisation des tests, les enseignant-es devraient, dans le meilleur des cas, superviser son déroulement. Cela pose également une multitude de questions comme celle de qui va s’occuper des autres élèves durant ce temps sans accroître le brassage dans l’école ? Quel nettoyage des locaux servant aux tests où les enfants auront émis une multitude de postillons est-il prévu ?

Si les enseignant-es étaient amenés à réaliser les tests, quel serait l’équipement de protection individuel fourni ? Quelle « formation » précise leur serait-elle dispensés ? Quelle responsabilité, sur le plan juridique notamment, la réalisation de ces tests par les enseignant-es eux-mêmes entraînerait-elle ?

Sur la réalisation des tests eux-mêmes, quelle démarche scientifique guide le déploiement de ces tests ? Est-ce un suivi régulier d’une cohorte ou un choix aléatoire d’écoles sans suivi dans le temps ? …

Nous avons interpellé officiellement le ministère en lui posant toutes ces questions :

PDF - 106 ko
Courrier à JM Blanquer_tests salivaires

Nous rendons public ce courrier et nous vous tiendrons bien évidemment informés des suites et des éventuelles réponses. Dans l’attente d’une réponse du ministère, nous vous appelons à ne pas vous substituer au personnel des laboratoires médicaux pour faire passer les tests.

Une réunion sanitaire est prévue avec le cabinet mardi 2 mars à 11h00.

précédemment...

Tests salivaires : le ministère doit revoir sa copie

article du 26 février 2021

Alors que s’achève la première semaine de retour de vacances de la zone A, le ministère fait encore la preuve d’un manque cruel d’anticipation. Annoncés à grands renforts de communication depuis plusieurs jours, les premiers tests salivaires commencent très difficilement à se mettre en place dans certains départements. Si ces tests sont un élément incontournable dans la politique de détection et la gestion des cas de Covid, il n’en reste pas moins qu’une campagne d’ampleur doit se préparer sur et avec le terrain.

Or,pour l’instant, les équipes des écoles n’ont que très peu d’informations sur la mise en œuvre de cette campagne de tests.Pourtant, communiquer avec les familles est nécessaire pour pouvoir répondre à leurs questionnements et les inciter à accepter massivement cette démarche.

Localement les instructions du ministère prennent des formes différentes mais ont en commun de démontrer une nouvelle fois la méconnaissance de la réalité des écoles à tous les niveaux de l’institution.Par ailleurs, le panel des écoles testées recèle des méthodologies très différentes. Dans certains départements, une seule école sera testée tandis que dans d’autres, plusieurs le seront. La désignation de ces écoles n’est définie par aucune règle, le choix semble laissé à l’appréciation de chaque rectorat ou direction académique.Tout cela questionne sur la réalité scientifique de cette campagne.

Dans certains départements les équipes enseignantes seraient même mises à contribution pour réaliser les tests après une “formation” expresse délivrée par un personnel de laboratoire d’analyses médicale. Le SNUipp-FSU dénonce cet énième bricolage qui laisserait une nouvelle fois les PE livrés à eux-mêmes pour prévenir la pandémie dans les écoles. Sans compter toutes les questions sanitaires et organisationnelles annexes que cela pose.

Cet épisode illustre, à nouveau, le manque de personnels de soin et de santé au sein des écoles maternelles et élémentaires pourtant révélé au grand jour depuis le début de cette pandémie.

Le ministère doit stopper cette fuite en avant et mettre à disposition des écoles les moyens humains nécessaires à la réalisation de ces tests.Il doit revoir urgemment et sérieusement le déploiement des tests pour le rendre efficace,lisible et coordonné. Cette campagne de tests doit permettre de mettre en place une surveillance épidémiologique avec une stratégie de dépistage de masse, entraînant des tests réguliers auprès des élèves comme de l’ensemble des personnels.Elle doit aussi s’accompagner d’autres mesures comme l’amélioration de l’aération des locaux, la fourniture gratuite de masques chirurgicaux aux élèves, l’accès prioritaire à la vaccination pour les personnels ou encore l’allégement des effectifs.

Paris, le 26 février2021

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