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Compte-rendu de l’audience départementale AESH du 8 avril

lundi 12 avril 2021

A l’occasion du mouvement du 8 avril, même si la CGT-FSU avait finalement abandonné l’idée d’une manifestation, elle a demandé une audience à Mme la DASEN pour apporter ses revendications tant sur le plan départemental que national.

Présent.es :
- Pour l’administration : Mme Annick Baillou, DASEN, M. Charpentier, secrétaire Général, M. Desport, IEN ASH.
- Pour les syndicats : Caroline Rolland et Guy Grizet pour la FSU et Carole Migette pour la CGT Educ’Action 17.

Inter-syndicale : Le rôle des AESH est, aujourd’hui, indispensable à l’école (tout le monde en convient) mais l’absence de statut ne permet pas d’être considéré totalement comme un membre de l’équipe éducative. Il est urgent de valider les compétences acquises, le diplôme existant ; de proposer de la formation pour toutes et tous et d’offrir un salaire décent.

Réponse de l’administration : en matière de formation, une formation de base de 60 h est mise en place pour les personnes nouvellement en poste. Et une formation continue est aussi mise en place. M. Desport rappelle que la communication concernant toutes ces formations se fait via la boite mail académique, il faut donc que les AESH activent leur adresse mail professionnelle (ac-poitiers.fr) pour pouvoir prendre connaissance de ces infos.

Il faut qu’il y ait systématiquement des réunions, regroupant les AESH sur un établissement dans un premier temps puis regroupant tous les personnels accompagnants sur un PIAL pour pouvoir échanger sur l’évolution des besoins des élèves. Il faut écouter les AESH qui sont en contact direct avec les élèves qui déterminent aussi les besoins. M. Desport va faire passer une note en ce sens à tous les coordonnateurs-trices.

L’inter-syndicale dénonce la mobilité des accompagnants au dernier moment sans être averti et sans prendre en compte le côté humain et le travail avec l’équipe pédagogique, comme s’ils étaient des « pions », Réponse de l’administration : M. Desport explique que la mise en place des PIAL a entraîné un emploi du temps évolutif sur l’année au vu de la prise en compte des changements d’accompagnement. En revanche, Mme la DASEN reconnaît qu’il n’est pas normal que les AESH concerné.es ne soient pas averti.es à l’avance de ces changements.

Inter-syndicale : Il faut mettre en place des règles de mobilités au sein des PIAL et entre les PIAL. Actuellement chacun fait ses propres règles, il faut quelque chose de général, de clair, d’écrit, des règles identiques pour tous.

Réponse de l’administration : Mme la DASEN rappelle que pour les enseignant.es il n’y a pas de règles de distance pour un changement d’établissement quand ils ou elles sont touché.es par une mesure de carte scolaire. Elle rappelle que pour les AESH qui seraient amené.es à changer de PIAL ou d’établissements, la distance entre le logement et la résidence administrative est prise en compte alors que les enseignant.es eux-elles peuvent être amené.es à se déplacer loin de leur domicile.

Inter-syndicale : Il est indispensable mettre en place sur TOUS les PIAL des remplaçants, afin de pallier aux absences des collègues.

Réponse de l’administration  : Des dotations sont faites aux PIAL pour la mise en place des remplaçants (0.6 ETP). Mais il revient à chaque pilote de PIAL de voir avec les accompagnant.es l’organisation à mettre en place et qui prendra ce poste de remplaçant.e. Les dotations sont en cours.

Inter-syndicale  : Il est indispensable pour les AESH de connaître l’organisation de la hiérarchie, dès le début de l’année scolaire et dès que des changements ont lieu afin que les AESH puissent communiquer correctement avec leurs supérieur.es. Beaucoup de collègues ne savent pas à qui s’adresser, ne savent pas qui s’occupe de leur contrat, de leur paye… De plus depuis la mise en place des PIAL de nouveaux interlocuteurs apparaissent (pilotes coordonnateur, référents…)

Réponse de l’administration : Mme la DASEN a bien noté. M. Desport est chargé de rédiger une note de service transmise aux chefs d’établissements qui devront le transmettre aux AESH de leur établissement (Mr Desport nous fait savoir qu’il n’est pas possible de communiquer en direct avec les AESH car beaucoup n’ont pas activé leur adresse mail académique.)

Il rappelle aussi qu’il ne faut pas hésiter à contacter Mme Pascale Lebrot qui est là pour répondre à toutes les interrogations des AESH.

Inter-syndicale : Il y a un épuisement d’accompagnant.es depuis la mise en place des PIAL : trop d’enfants à accompagner (jusqu’à 12 sur un même établissement, et parfois 3 dans une classe avec 3 handicaps différents, avec un manque de formation)

Réponse de l’administration : avoir plusieurs élèves dans une même classe n’est pas anormal. Ce n’est pas à l’AESH de s’adapter pour que les élèves accompagné.es puissent suivre mais à l’enseignant.e d’adapter son matériel, ses devoirs, ses fiches de travail.

Inter-syndicale  : certains AESH ont toujours des difficultés à se faire accepter dans l’équipe enseignante, notamment dans le second degré : l’AESH devrait toujours participer aux ESS afin de connaître les objectifs fixés pour l’enfant accompagné.

Réponse de l’administration : Mme la DASEN approuve. Pour elle, ces difficultés rencontrées ne sont pas normales, il faut refaire le point avec les chefs d’établissement pour éviter ça. M. Desport en est chargé.

Inter-syndicale : Une réflexion plus globale sur l’inclusion doit être proposée, avec des formations conjointes et des axes d’enseignement en ce sens pour tous les élèves et les enseignant.es d’une école ou d’un établissement. On a décrété cette inclusion sans former les acteurs et on a perdu du temps. Il faut accélérer ce changement.

Réponse de l’administration : Il y a déjà des formations conjointes enseignants /AESH qui ont été mises en place et il y en aura d’autre.

Inter-syndicale : Une grille indiciaire avec un indice plafond de 400 qui ne bouge pas, alors que l’indice plancher ne cesse de remonter. Arrivera un jour où il n’y aura plus qu’un indice ? Il faut changer cela car la progression des salaires en est réduite. Alors que toutes et tous sont à temps partiel, il est essentiel de réévaluer ce salaire et de permettre une progression.

D’un point de vu plus général nous rappelons que nous souhaitons :
- La création d’un véritable statut Fonction Publique pour le métier d’AESH puisque leur présence est devenue indispensable,
- L’engagement d’une revalorisation des salaires et la possibilité de contrats à temps complet pour permettre aux AESH de vivre dignement de leur travail,
- L’abandon des PIAL et de la politique de mutualisation des moyens
- Le recrutement massif d’AESH pour permettre aux élèves ayant des notifications d’être accompagné.es à hauteur des besoins

Aujourd’hui, il n’est en effet plus possible d’accepter au sein de l’Éducation nationale des personnels précaires alors qu’ils sont indispensables au fonctionnement de l’école. Les choses doivent évoluer rapidement

Infos diverses :

Il y a aujourd’hui 1 154 AESH sur le département.

Une évaluation est faite actuellement sur 4 PIAL pour faire le bilan de ce qui va et ne va pas.

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