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Réunion d’information de crise avec la DSDEN17 le 16 novembre

mardi 17 novembre 2020

Un point d’étape sur la situation sanitaire initiée par le DSDEN. Le SNUipp-FSU17 pose toutes les questions d’actualité et dénonce les incohérences.

Compte-rendu

Nous avons déjà obtenu des réponses à certaines de nos questions lors de l’audience accordée par Mme la Dasen et M. le secrétaire général, à l’issue de notre rassemblement du 10 novembre devant la DSDEN17.

Mme la Dasen nous avait alors assuré qu’aucun enseignant en charge de la direction ou pas, ne saurait être rendu responsable en cas de contamination à l’école.

M. le Secrétaire Général avait ajouté cependant qu’il fallait être vigilant et proscrire absolument les moments de convivialité entre adultes de l’école, les repas pris en commun etc.

Situation actuelle : travail quotidien avec la médecin scolaire et l’ARS. Pas de grosses difficultés dans notre département. Pas de classe fermée depuis le 2 novembre.

Augmentation notable des cas la semaine du 9 au 13 : 146 cas covid de + (tracing) dont 114 élèves, 27 pers Educ et 5 agents territoriaux. 371 cas contacts de + dont 56 enseignants. Vendredi, 50% en plus : 77 cas covid et 200 cas contact. Cela concerne 32 écoles, 17 collèges et 13 lycées

Le SNUipp-FSU17 évoque des différences dans l’application du protocole sanitaire des écoles, notamment lorsque les mairies disent ne pas être en mesure d’éviter le brassage à la garderie ou à la cantine. Il apparaît alors inutile d’éviter le brassage dans la cour de récréation…

Mme la Dasen dit qu’il y a donc un problème. Le protocole sanitaire des écoles prévoit bien que les récréations soient décalées ou même que les récréations puissent être faites en classe. Il n’est pas question que le brassage soit généralisé. Cela dépend de combien d’élèves on parle. Mais l’idée est de pouvoir repérer facilement les cas contacts éventuels. Elle va à nouveau évoquer cette question avec les IEN pour regarder de près les organisations. Mais elle maintient que la responsabilité des directeurs.trices ne peut être engagée.

Nous évoquons également La Rochelle et le mail envoyé par la mairie aux directions d’école, mail basé sur la fiche de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale de la Charente-Maritime.

Extrait : « les mineurs de moins de 11 ans ne sont pas considérés comme cas contact à risque. Exemple : non port de masque pendant une activité, partage d’un repas, partage d’une pause sans masque…"

Ce texte suscite doutes et confusion chez les collègues : alors comment défendre le masque obligatoire chez les enfants de moins de 11 ans pendant le temps scolaire ?

Mme la Dasen n’a pas connaissance de ce texte et comprend qu’il pose problème pour les écoles. Elle demande qu’on lui renvoie cette information par mail et abordera à nouveau ces questions avec le préfet.

La question des absences des enseignants non-remplacées est primordiale. Comment éviter le non brassage quand on répartit les élèves ? Le SNUipp-FSU17 demande qu’une information écrite soit envoyée aux écoles les autorisant à signifier aux familles de garder le plus possible les enfants …

Mme la Dasen répond que, si cette situation peut arriver de manière exceptionnelle, il n’est pas question qu’elle soit érigée en principe. Cette question sera revue avec les IEN.

Les ATSEM ne sont pas soumises aux mêmes exigences. Certaines mairies les considèrent contacts à risque quand l’EN ne fait pas la même analyse pour ses personnels enseignants.

De plus en plus d’absences d’ATSEM ne sont pas remplacées faute de de personnel disponible, semble-t-il. Cela pose des difficultés supplémentaires dans l’application du protocole et par rapport à l’hygiène en maternelle.

Mme la Dasen s’inquiète de cette baisse de remplacement si elle est confirmée. Elle en parlera avec les IEN et les mairies.

Nous savons que des élèves n’ont pas suffisamment de masques pour en changer dans le courant de la journée. Vous nous aviez déjà expliqué qu’il y avait un stock suffisant et qu’il fallait que les écoles les demandent afin qu’aucun enfant ne se retrouve sans.

Des informations circulent sur la possibilité de nettoyage des masques papiers… pourrait-on la diffuser plus largement pour simplifier les choses et permettre aux élèves d’avoir au moins deux masques sur la journée ?

M. Charpentier rappelle que la DSDEN met à disposition des masques. Il reste du stock tant pour les enseignants, AESH, services civiques, que pour les élèves. Ce message sera passé aux écoles.

Concernant les difficultés rencontrées avec certaines familles refusant le port du masque, des IEN se sont déplacés dans les écoles pour parler avec les familles. On ne peut pas les accueillir sans masque. 70 cas de refus la semaine dernière. Des convocations de parents au commissariat… un dépôt de plainte d’un.e enseignant.e suite à propos violents. Les cas sont traités un par un.

Les demandes de déscolarisation sont également sujettes à discussion au cas par cas.

Où en sommes-nous dans la livraison des masques transparents promis par le ministre pour les collègues de CP et de maternelle ?

M. Charpentier : des masques dits « inclusifs » ont été livrés aux collègues travaillant avec des élèves mal-entendants mais il n’y en a pas suffisamment pour répondre aux besoins exprimés. Le rectorat a été interrogé pour une livraison complémentaire. Il ne s’agit que de masques destinés à l’inclusion et pas du tout pour la maternelle ! Aucune réponse du ministère

Rappel : gel, produits désinfectants, etc. doivent être fournis par les mairies ! Faire remonter à l’IEN en cas de refus. La Dasen en parlera avec le préfet

Plan math/Français : vous nous avez dit que l’organisation de la continuité de cette formation était en cours. Comment cela va se dérouler dans les circonscriptions ? Est-ce que les CPC vont venir dans les classes ? Pourquoi maintient-on cela ? N’y a-t-il pas d’autres priorités actuellement ?

M. Delaume explique que ces plans ne concernent qu’1/6 ème des collègues du département. La stratégie de développement est en cours de révision complète. Les observations croisées ne sont pas maintenues car n’auraient pas d’intérêt puisque les réunions nécessaires à l’analyse des observations ne sauraient avoir lieu. Mme Charpentier et M. Florentin, responsables du plan français, et Mme Vié, en math, travaillent avec les CPC pour trouver des solutions de travail différentes. On ne va pas démultiplier la présence d’adultes dans les classes. Pour le moment, tout est suspendu car les regroupements sont fortement déconseillés !

Les animations pédagogiques en présentiel sont suspendues ; une nouvelle forme de formation continue est en cours de réflexion.

Nous constatons ce jour, hélas, que des animations en lien avec le plan math auront lieu dès ce mercredi, en présentiel, dans la circonscription de Royan, et ce, avec l’aval de M. Delaume ! Le protocole ne l’interdit pas ! CQFD !

La FAQ du ministère dit pourtant :

"Les réunions entre personnels organisées en présentiel au sein d’une école ou d’un établissement scolaire sont-elles autorisées ?

Si elles ne peuvent être organisées à distance par l’usage de visioconférence, audioconférence ou encore des espaces numériques, les réunions (instance de concertation, de décision, réunions nécessaires à la coordination pédagogique, etc.) peuvent se tenir au sein d’une école ou d’un établissement scolaire dans le strict respect des consignes sanitaires (port du masque / respect de la distanciation d’un mètre entre les personnes)".

Formation initiale : au moment du premier confinement, les Professeurs stagiaires ne recevaient pas tous de formation à distance. Qu’en est-il cette année ?

PES : M. Delaume a pris des informations auprès de M. Manconi qui dément une fermeture de l’Université, contrairement à l’an dernier. Les cours continuent à distance et certains présentiels sont maintenus comme les rencontres bilan du mercredi. Concernant la place des adultes dans les écoles, il faut éviter au maximum les brassages. Cependant il faut continuer de former les étudiants qui restent en observation dans les classes, en restant dans le même lieu pendant la journée. Le travail d’analyse peut être fait à distance.

Recrutement de personnel supplémentaire dans notre département ?

Aucune information disponible encore sur une augmentation des remplaçants dans notre département mais, nationalement, nous savons que des recrutements d’enseignants contractuels sont prévus dans le 1er degré.

Maintien des inclusions malgré le brassage ?

L’inclusion des élèves d’ULIS doit être maintenue absolument. Le non brassage peut amener à garder les élèves par demi-journées dans les classes avec moins de retour dans le dispositif ULIS.

Un travail a aussi été mené avec le Casnav pour les enfants allophones avec des modifications des emplois du temps des intervenants.

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Groupe Direction d’école : le travail se poursuit en petits groupes. Une proposition de formation sur le relationnel avec des interventions diverses est en construction. Une nouvelle réunion en visio aura lieu le 2 décembre

Au sujet de l’allègement du travail des directeurs.trices, le SNUipp-FSU17 attend une réponse au mail envoyé à M. Delaume.

Une IEN demandait que les adjoints passent par la direction et par la boite de l’école pour s’adresser à elle. Nous dénonçons cette injonction qui n’est pas réglementaire et qui, dans la période, est très malvenue. Les collègues doivent pouvoir compter sur leur supérieure et s’adresser directement à elle.

M. Charpentier rappelle que la voie hiérarchique n’est pas la direction d’école. Il n’y a aucune obligation à passer par la boite de l’école !

Autre mail d’une autre IEN appelant les collègues en charge de la direction à dénoncer les collègues et les familles refusant de porter le masque. Ce mail semble avoir été diffusé par les réseaux sociaux et les médias s’en emparent… Quelles informations avez-vous ?

Mme la Dasen explique qu’elle est informée. La réponse est en cours de traitement avec le rectorat.

M. Delaume explique que ce mail pourrait être mal interprété, notamment par sa diffusion hors contexte. Il n’y avait pas de pensée de délation derrière cette proposition mais une volonté de suivre les enfants qui pourraient sortir du système scolaire.

Les mots ne sont pas les mieux choisis. Ils pourraient laisser à penser que nous sommes dans une forme d’ultra-contrôle, ce qui n’est pas le cas ! On ne cherche qu’à protéger les enseignants et les enfants.

La DSDEN a demandé qu’on signale les difficultés avec les familles mais pas nommément.

Concernant les enseignants, aucune demande n’émane de la DSDEN qui rappelle quand même que le masque est obligatoire. La DSDEN peut intervenir si des situations compliquées sont signalées mais n’a pas demandé ce signalement automatique.

Le SNUipp-FSU17 explique que le ton employé dans ce mail est insupportable ! Ces injonctions ajoutent inutilement de la souffrance aux collègues. Elles doivent cesser !

Mme la Dasen affirme qu’elle en est consciente.

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