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Revendications AESH : mobilisation unitaire du 6 février

jeudi 24 janvier 2019

Rassemblement devant la dsden et déclaration.

Le ministère de l’Éducation nationale et le secrétariat d’État chargé des personnes handicapées ont lancé en octobre une concertation sur l’école inclusive dont un pan concerne l’avenir du métier d’accompagnant.

A l’heure actuelle aucune piste satisfaisante ne se dégage pour améliorer le recrutement et les conditions de travail de personnels qui subissent la précarité avec des temps de travail incomplets, des bas salaires et une absence de reconnaissance professionnelle de leur mission.

Avant les arbitrages ministériels, les organisations syndicales : SNUipp-FSU, SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SNPI-FSU, CGT Educ’action, SE-UNSA, SGEN-CFDT, FNEP-FP et SUD Education appellent à une première journée de mobilisation nationale unitaire le mercredi 6 février pour exiger d’autres mesures d’urgence pour les AESH

Voici l’appel unitaire

PDF - 394.1 ko

Ce sont un peu plus de 20 aesh et enseignants qui se sont retrouvés à la DSDEN17 pour évoquer leurs conditions de travail et manifester leur mécontentement quant à leurs conditions de travail.

Notre discours :

Depuis le retour des contrats aidés en 2013, depuis la création du métier d’AESH et du diplôme professionnalisant en 2014, bien peu d’avancées sur le statut et sur la professionnalisation des accompagnants et accompagnantes.

Il y en a eu des audiences dans les dsden, les rectorats, les services du ministère, il y en a eu des pétitions, des rassemblements et des manifestations en tout genre et sur tout le territoire. Mais ce sont des miettes que nous avons obtenues ou des textes qui ne s’appliquent pas.

Aujourd’hui plus de 50000 contrats précaires et autant de contrats publics exercent les mêmes missions d’accompagnement des élèves en situation de handicap dans les classes et pourtant :

• L’État continue de recourir à des contrats aidés, • L’État profite des situations les plus délicates pour prolonger les contrats d’insertion, comme pour les plus de 50 ans, alors qu’ils devraient logiquement signer des contrats publics d’AESH, • L’État ne forme toujours pas la majorité de ses personnels accompagnants ; pour preuve, les Établissements employeurs condamnés aux prud’hommes. • L’État continue de renouveler des CDD, parfois d’un an et ce jusqu’à 6 fois consécutives, • L’État continue d’imposer des temps partiels, • L’État ne respecte pas ses engagements sur les réévaluations triennales de salaires des AESH en CDI.

Alors même que les besoins sont croissant, l’État peine à recruter ! Cela vous étonne ? Pas nous !

Les AESH, quelques soient leur contrat, font partie des travailleurs pauvres de notre pays. Les manifestations en faveur d’une amélioration du pouvoir d’achat et d’une plus grande justice sociale ont débouché sur quelques améliorations générales dont les personnels accompagnants doivent bénéficier. Mais il faut encore batailler pour que l’augmentation du SMIC ne conduise pas à une injustice entre CDD et CDI, pour que l’indemnité compensatrice de la CSG bénéficie à tous, pour que l’information sur la prime d’activité soit diffusée et pour que les rectorats acceptent de dialoguer sur les modalités de rémunération et d’augmentation.

Le dossier de l’école inclusive est sur la table du ministère depuis octobre. Mais que pouvons-nous attendre de ces soi-disant concertations ? Pour le moment aucune amélioration des conditions de travail et des conditions de vie des accompagnantes et accompagnants ne semble avancée.

Une nouveauté vient de sortir qui se nomme PIAL ! Je traduis : Pôle inclusif d’accompagnement localisé.
-  Il y avait l’accompagnement individuel
-  Il y avait l’accompagnement mutualisé
-  Il y avait l’accompagnement collectif
-  Et voici l’accompagnement localisé !

La Charente-Maritime se lance à fond dans l’expérimentation puisque ce sont 3 collèges et 3 Lycées qui se seraient portés volontaires. Mais de quoi s’agit-il ? Un volant d’accompagnants appartenant à la collectivité pour répondre aux besoins des élèves en situation de handicap. Quoi de nouveau ? Ce besoin ne sera plus défini par seulement défini par la MDPH mais par un référent de l’Établissement qui s’appuiera sur les demandes des professeurs et sur la gestion interne.

Quelle pourraient être les conséquences et les risques pour les AESH ?
-  Fin de la relation privilégiée entre l’accompagnant et l’élève et donc modification substantielle de leur mission
-  Organisation des emplois du temps extrêmement complexe et fluctuante… donc désorganisée
-  Détournement possible des missions vers des élèves relevant non pas du champ du handicap mais de celui des troubles du comportement voire, des apprentissages ?
-  Mobilité accrue des AESH ?

Dans quel but officiel ?
-  Apporter plus d’autonomie aux élèves en situation de handicap
-  Augmenter les temps de travail et donc les salaires des AESH

Dans quel but inavoué ?
-  Peut-être économique, peut-être pratique ?

Les personnels accompagnants ont-ils été consultés sur ce projet ? Ont-ils été informés ? Seront-ils volontaires ? Auront-ils le choix ?

Les élus en CAPD ont demandé une réunion d’information au sujet des PIALS. Nous resterons vigilants quant aux conséquences subies par les accompagnantes et accompagnants. Nous exigerons une évaluation qualitative avant toute étendue de cette expérimentation.

Pour le SNUipp-FSU, l’école inclusive a ses limites et nous devons tous rester très attentifs à ne pas mettre dans le même panier toutes les difficultés d’apprentissage, celles liées à la vie en collectivité, celles liées aux problèmes de notre société et celles liées au handicap.

Si pour la plupart d’entre-vous, ce retour à l’emploi a été une aubaine, si cette mission vous permet de vous sentir utiles, il ne faut jamais perdre de vue que vous êtes devenus indispensables au bon fonctionnement de l’école inclusive et que vous êtes suffisamment nombreux pour faire valoir vos droits. Vous ne devez pas devenir un pansement aux difficultés croissantes de l’école. Vous ne pouvez et ne devez pas sortir des missions qui sont les vôtres. Vous devez continuer de vous battre pour obtenir :

-  Des emplois stables et pérennes,
-  Une revalorisation salariale,
-  Une reconnaissance professionnelle,
-  Un statut,
-  Une grille de salaire,
-  De la formation professionnelle de qualité sur temps de travail,
-  Des heures de travail invisible payées,
-  Des primes en REP et en REP+.

Nous resterons à vos côtés pour construire et porter vos revendications.

La Dasen ne pourra pas nous recevoir ce jour mais elle sera destinataire de vos revendications et devrait nous recevoir prochainement.

Se sont ajoutées de nombreuses questions et revendications que nous ne manquerons pas de porter lors de l’audience :

  • Un chef d’établissement peut-il imposer des tâches administratives, de surveillance ou autre sur les heures restantes ?
  • Est-il normal qu’on oppose au refus de ces tâches supplémentaires une menace de licenciement ou de déplacement ?
  • Pourquoi la mobilité inter-départementale des AESH est-elle souvent rendue impossible obligeant ces personnels à revenir à zéro en terme d’ancienneté ?
  • Quand verrons-nous enfin venir les augmentations d’indice ?
  • Est-ce normal que cette augmentation se salaire tardive ait un impact sur les aides sociales comme les allocations familiales ?
  • Est-ce normal que des personnels de l’État en viennent à réclamer la prime d’activité pour vivre ?
  • Pourquoi n’avons nous pas d’information sur le Plan académique de Formation pourtant accessible aux AESH et AVS et qui sont en demande de formation ?
  • Avec un si faible salaire, il est logique que des AESH envisagent de changer de métier. Pourquoi est-ce si difficile d’obtenir du temps pour se former, préparer un concours ? pourquoi l’information sur Compte personnel de Formation est-elle si peu diffusée ?

Nous restons à votre écoute pour recueillir vos questions, remarques, témoignages, revendications que nous porterons chez la DASEN et au Rectorat.

notre adresse mail : snu17@snuipp.fr tél : 05 46 42 52 26

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