Retour accueil

fontsizedown
fontsizeup

Le directeur d’école : l’oublié de la refondation ?

vendredi 12 avril 2013

"Le directeur d’école : l’oublié de la refondation ?" par Gilles Dugué, directeur de l’école de Pons.

La loi sur la refondation de l’école continue à être discutée dans les Assemblées. Les directeurs ont la désagréable impression que leurs conditions de travail sont absentes des discussions.

Depuis un certain nombre d’années, l’empilement et la complexité des tâches qui leur sont dévolues sont impressionnants : Base Elèves, Affelnet, loi sur le handicap, PPMS, AVS, liaisons avec le collège sans oublier la préparation, l’animation et la rédaction de divers comptes rendus (Conseil des Maîtres, Conseil d’Ecole, équipes éducatives…) mais aussi la gestion des relations avec les parents, les élus, les associations locales, les collègues, … et l’administration. La liste est longue, très longue, trop longue.

Dernière livraison du ministère : la réforme des rythmes scolaires. Le ministère n’a certainement pas imaginé que, sur le terrain, le directeur devra être en première ligne. Les collègues, les parents, les élus locaux … et l’administration comptent beaucoup sur sa « compétence », son « engagement », sa « disponibilité » pour que l’école continue à bien fonctionner.

N’est-ce pas insupportable ? Devons-nous continuer à tout faire pour que nos écoles fonctionnent au mieux en sacrifiant parfois notre santé, notre famille, notre temps libre ? Devons-nous continuer à subir sans réagir, sans indemnités supplémentaires, sans amélioration du temps de décharge ?

Nous nous satisfaisons souvent de la reconnaissance que nos collègues, les parents, les élus nous manifestent, vis-à-vis de notre engagement, de notre professionnalisme, de notre disponibilité au service de l’école et des élèves. Mais nous sommes nombreux, de multiples enquêtes le montrent, à ne plus supporter le mutisme et l’immobilisme de nos supérieurs hiérarchiques, en particulier de notre ministre.

Pouvons-nous continuer à accepter que le directeur d’une école de 10 classes à 13 classes aient seulement une demi-décharge, sans aucune aide-administrative ? Que le directeur d’une école de 5 à 9 classes n’ait qu’un quart de décharge ? Dans un collège accueillant 8 classes, le Principal n’assure pas la classe et il est aidé par un secrétaire, un CPE, des assistants d’éducation…

Le SNUipp continue de demander plus de formation, une amélioration des conditions de travail et la revalorisation de la fonction. Il faut absolument alléger et prioriser les tâches des directeurs, augmenter les bonifications indiciaires tenant compte du temps supplémentaire accompli, et surtout améliorer le régime de décharge, quelle que soit la taille de l’école.

Dès à présent, le Ministère doit répondre aux revendications légitimes des directeurs.

Serons-nous contraints à des grèves de la faim, à monter sur les grues ? Non. Mais le retour à la grève administrative dure de tous les directeurs est envisagé sérieusement. Sommes-nous prêts à nous engager ? Oui, nous aimons notre métier malgré ses difficultés et c’est la raison pour laquelle nous devons nous battre pour accomplir notre tâche dans de meilleures conditions et pour être, enfin, reconnus.

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |

Syndicat National Unitaire des instituteurs, professeurs d’école et PEGC de la Charente-Maritime

1 Avenue du Maréchal Juin, 17 000 La Rochelle.

Sur votre GPS, tapez : allée du Queyras

https://www.google.fr/maps/place/Gr...

Tél : 05 46 42 52 26

Courriel snu17@snuipp.fr

Permanences :

Lundi, mardi, jeudi et vendredi de 9h - 17h 00.

Le mercredi de 10 h à 12 h. attention prendre RV si vous désirez nous rencontrer.

Antenne à Saintes, tel : 06 47 04 52 12. Permanence physique à la maison des Syndicat, 1 rue Louis Sercan le dernier mercredi du mois de 10 h à 12 h.

https://www.google.fr/maps/place/1+...